Au Mali, Accord d’Alger et durée de la transition : deux sujets de tension

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D’après le pouvoir de transition au Mali, il y a une montée en puissance de l’armée et un retour de l’autorité de l’Etat sur le territoire. Cela est présenté comme un facteur pouvant justifier une relecture de l’Accord de paix et de réconciliation d’Alger. Mais les contours restent encore flous.

Sanctionné par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tancé par les partenaires occidentaux, le pouvoir de transition au Mali fait un pas vers la tenue d’élections. Certes le chemin reste long.

Un projet de loi électorale est actuellement soumis aux acteurs politiques et de la société civile et devrait être adopté d’ici le mois de juin.

 

En attendant, la question de la durée de la transition reste un sujet surveillé par les acteurs politiques maliens alors que les sanctions de la Cédéao provoquent un malaise social.

Autre sujet à polémique


L’Accord de paix et de réconciliation a été facilité par l’Algérie qui recommande son maintien et sa mise en oeuvre

Le sort de l’Accord de paix d’Alger entre Bamako et les groupes armés suscite de plus en plus de discussions. Les groupes armés reprochent aux autorités militaires de la transition de ne rien faire en faveur de la mise en oeuvre de cet accord.

 

Ce climat de méfiance promet-il des perspectives heureuses pour le Mali ? Le retrait de la France et les nouvelles alliances stratégiques du Mali pourraient-il mettre en difficulté l’Accord de paix d’Alger entre Bamako et les groupes armés touaregs ?

Fréjus Quenum en discute avec ses trois invités :

– Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA)

– Modibo Kadjoke, ancien ministre malien de l’Emploi, président du parti “Alliance pour le Mali” (APM-Maliko), membre du Comité stratégique du M5-RFP favorable au Premier ministre de transition Choguel Maïga

– et Dr Youssouf Diawara, président du parti Yelema

Source: DW

Source: mali-web