Réduction du taux de naissance drépanocytaire: l’AMLUD préconise le dépistage précoce

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À l’occasion de la journée africaine de lutte contre la drépanocytose, l’Association malienne de lutte contre la drépanocytose(AMLUD), a tenu une conférence-débat, ce 10 mai, vers 9h, à l’institut des sciences médicales de Gorée.

 

Placée sous le thème « la drépanocytose à la recherche de la jeunesse », cette journée commémorée, chaque année le 10 mai , s’est tenue dans le cadre de la sensibilisation de la population en passant par la couche juvénile.

Cependant, l’AMLUD a choisi une école de santé, dont, pour le Directeur, les futurs médecins sont les mieux placés pour être sensibilisés.

Ainsi pour l’AMLUD, sensibiliser les jeunes qui sont les futurs pères et mères par rapport au dépistage prénuptial  s’avère aujourd’hui l’unique et le seul moyen de réduire, voire un jour, éviter de nouveau cas de naissance d’enfant drépanocytaire.

Cependant, pour Fatoumata Togola, la représentante de l’AMLUD, le meilleur moyen de réduire le taux de cette maladie féroce qui n’épargne aucune partie de l’organisme et qui perturbe la vie du patient, et ses activités professionnelles ; est d’éviter le mariage entre deux personnes portant les mêmes gènes.

« Il faut que les gens arrivent à faire le dépistage avant le mariage ; et qu’ils décident de ne plus s’accoupler en sachant qu’ils sont porteurs » a-t-elle conseillé ; en ajoutant que cela éviterait au couple déjà porteur de concevoir un enfant drépanocytaire.

À cet effet, Boubacar Aly TOURE, médecin traitant au centre, indique, que cette maladie héréditaire qui affecte une partie du sang (le globule rouge) entraîne des manifestations et surtout des complications accédant à la mort ; et cela, pour le médecin, si le malade n’est pas diagnostiqué très tôt et pris en charge.

Pour lui, le malade diagnostiqué tôt et prise en charge a une même espérance de vie, qu’un sujet normal.

Signalant les deux groupes de la maladie qui se  distinguent par ceux-ci ne manifeste pas la maladie ; et d’autres partent les malades.

Au-delà de cette distinction, il est également signalé que cette maladie est soignable, mais non guérissable.

À ces explications, le diagnostic se fait à la naissance ou avant les 6 premiers mois de la grossesse ; avec une analyse du sang qui s’appelle « Électrophorèse de l’hémoglobine ››.

Toutefois, cette maladie très fréquente en Afrique surtout au Sahara.

Cependant, au Mali, il est noté que 12 à 17 % de la population générale a été détecté, dont environ 1 à 3 % des enfants à Bamako, à Kayes, à Sikasso et à Koulikoro naissaient avec une forme grave de la maladie.

PAR AMINA SISSOKO

Source : Info-Matin

Source: mali-web